dimanche 13 août 2017

Une maison écologique pas chère

Construire écolo et économique. Est-ce possible ?


Vous rêvez d'une maison écologique, voir autonome mais, vous ne souhaitez pas vous endetter pendant 25 ans. Si l'on considère qu'une maison, c'est avant tout un abri, différentes solutions existent avec toutes leurs avantages et inconvénients.

1. LA YOURTE

 

Plus proche de la tente que de la maison, la yourte n'en demeure pas moins écologique et très économique. Elle est très tendance et permet de vivre au plus proche de la nature. Vous pouvez espérer acquérir une yourte à partir de 8500 euros pour 12M² soit environ 3 fois moins chère qu'une maison écologique bioclimatique de qualité même si c'est difficile de comparer.

Les yourtes modernes sont bien isolée, étanches et certaine peuvent même être compatible RT2012 ! Elles peuvent être relativement lumineuses. On peut créer différentes pièces en reliant les modules entre eux. Il ne reste plus qu'à trouver un terrain et une mairie qui accepte ce type d'habitat.

2. LA TINY HOUSE 

 

Elle est revenu en force depuis la crise financière de 2008 et l'explosion du foncier en France, la Tiny House est une maison sur roue, de petite taille et pleine de charme. L'espace intérieur est optimisé et permet de vivre confortablement dans peu de mètres carrés.

Ce type d'habitat consomme très peu d'énergie pour assurer le confort d'hiver. Pour l'été, comme pour la plupart des alternatives d'habitats proposés ici, le confort est plus relatif. Par définition, c'est maisons sont légères et disposent donc de peu d'inertie (de masse). Elles ont donc tendances à surchauffer en période chaude.

Pour une Tiny House, il faudra compter au minimum 15 000 euros pour 6M². La qualité et les prix varient autant que dans tous types de construction, en fonction de la qualité et des matériaux utilisés. Les matériaux naturels comme la laine de bois semi-rigide permettront de limiter les surchauffes d'été.

 

3. LES MAISON CONTAINERS

 

La maison containers est encore très peu répandue en France mais, elle a ses avantages. Les premières maisons de ce type n'ont pas plus de 15 ans. 

Le container maritime est peu couteux, environ 1500 euros. Une fois aménagés, il vous reviendra entre 15 à 20 milles euros pour 12M².

Ils peuvent être déjà isolés, en polyuréthane (container réfrigéré alimentaire). Un matériaux pas très écologique mais, très efficace pour réaliser des économies de chauffage l'hiver. On pourra aussi choisir de partir d'un container brut et de réaliser soi-même son isolation, en liège ou laine de bois. Ces isolants seront beaucoup plus efficaces l'été et plus écologique. 

Il ne faudra bien sur pas oublier la ventilation, indispensable dans ce type d'habitat, pour garantir la qualité de l'air et le confort.

Pour en savoir plus sur les maison containers, vous pouvez visionner un reportage sur France 5.

 

4. LES EARTHSHIPS

 

Mon coup de cœur, ce type d'habitat répond à tous les principes de maisons écologiques et bioclimatiques. De plus, il permet le recyclage de pneus et une autonomie presque complète.

Le Earthship possède des grandes serres au Sud qui permettent de réaliser de cultures toute l'année. Ces serres chauffent également la maison qui est semi-enterrée. 

 

Ce principe d'habitat peut-être très confortable, si il est correctement réalisé. 

 

Il existe très peu de Earthship en France par ce que ce principe constructif est méconnu et que nos règles d’urbanisme sont malheureusement peu compatibles avec ce type d'habitat. 

Le prix de ces maisons sont d'environ 500 euros/M² mais, sans la main d’œuvre qui sera de autoconstruction.

Les Earthship fonctionne pourtant parfaitement et nous nous en inspirons, pour construire des maisons plus conventionnels. 

 

Pour en savoir plus sur les maisons écologiques >>>

Peut-t-on chauffer sa maison avec un poêle >>> 


samedi 8 juillet 2017

Comment construire une maison saine ?

Vivre dans un environnement sain


Les Français passent beaucoup de temps dans leurs maisons ou bureaux.
Selon l'observatoire de la qualité de l'air intérieur, nous serions, en moyenne, 67% de notre temps dans un environnement clos (source OQAI ).

Depuis 30 ans, en France, la qualité de l'air intérieur se dégrade. Nous passons la majorité de notre temps à vivre dans une atmosphère polluée.
25 à 30 % de la population est touché par des maladies liées à cette pollution (asthme, rhinite, conjonctivite, allergie, etc.). 

Il existe des pollutions dont on parle plus que d'autres. Le tabagisme, le monoxyde de carbone (100 décès/an), l'amiante et les acariens sont souvent cités.

Dans un registre plus confidentiel, on trouve aussi :
- Le Radon, un gaz toxique, est responsable de 10% des cancers du poumons.
- La légionellose concernait en 2010, 2,4 personnes pour 100 000 habitants.
- les Composés Organiques Volatiles qui sont liés à l'évaporation de composants chimiques que l'on trouve dans les peintures, vernis, colles, nettoyants, bois agglomérés, moquette, tissus neufs,...
- Les endotoxines, substances chimiques qui constitue la paroi de certaines bactéries.
- Les fibres minérales artificielles (laine de roche, laine de verre,...) qui sont classées cancérogènes possibles chez l'être humain (source dangerosité laine de roche >>>).
- L'Oxydes d'azote (NOx) sont liés à la combustion de gaz (gazinière, chaudière, chauffe-eau,...).
- L'Ozone qui est essentiellement produit par les véhicules et certaines imprimantes.
- Les pesticides utilisés à l'intérieur contre les insectes ou animaux se dégradent très lentement à l'intérieur.
- Les plastiques avec en tête de liste le PVC qui est très utilisé pour les menuiseries (voir nocivité du PVC >>>).

Selon l’étude européenne Aphekom (2008-2011) pilotée par l’Institut de veille sanitaire, ces pollutions ont, un très fort impact sanitaire, en particulier pour les enfants. Elles seraient responsables de 25 000 morts prématurés en France et par an. !  Soit, une ville comme Clermont-Ferrand ou Nancy tous les 10 ans...


Comment se préserver de ces pollutions chez soi ?


La première recommandation est évidemment de ventiler votre habitat ou lieu de travail. Je n'insisterai pas trop sur ce point mais, vous pouvez consulter une page dédiée à la ventilation :
>>> ventilation et vmc 

Une fois que vous avez réglé le problème de la ventilation, il convient d'éviter de faire entrer des contaminants dans votre habitat.

Comme nous l'avons vu plus haut, les polluants ne se limitent pas aux composés chimiques. Ils peuvent être bactériologiques, animaux, minéraux,...

Pour les animaux, il faudrait leur interdire strictement l'accès aux chambres. Je pense que beaucoup préférerai mourir plutôt que d’appliquer cette règle simple mais, un chien on chat est un vecteur important d'allergies ou de maladies potentiels (beaucoup d'humains aussi)... Un nettoyage régulier, au savon, de son animal (surtout les chiens) sera très utile. Un poisson rouge présente moins de risque.

On devrait passer l'aspirateur (filtres HEPA) dans toutes les pièces, au moins 2 fois par semaine.
L'aspirateur est très efficace (si il est muni de filtres adaptés), pour de nombreux polluants s'accumulant dans la poussière.

Pour le nettoyage de votre habitat, privilégier les solutions simples. Une éponge propre avec de l'eau chaude et un peu de vinaigre blanc seront très efficace pour la plupart des surfaces.

Si vous utilisez des produits chimiques, il est préférable de les stocker à l'extérieur de la maison (dans un garage). Il faut éviter de les stocker près d'une source de chaleur et ne jamais les mélanger.

La literie doit être nettoyée tous les 15 jours (drap, oreillers,...) et le matelas 2 fois par an minimum.

Supprimer tous les parfums d'ambiance, bougies ou encens qui sont particulièrement irritants.

Concernant les matériaux de constructions ou de décorations, partez du principe que 99% sont plus ou moins irritants, voir nocifs pour la santé. Il faut éviter globalement tous les produits transformés ou issu de la pétro-chimie (pvc, peinture, colles, vernis,...).

De nombreuses enseignes spécialisés proposent aujourd’hui des matériaux écologiques. Il faut donc éviter toutes les autres et choisir des matériaux naturels (laine de bois, parquet massif, peinture minérale ou végétale, enduit chaux naturel, enduit terre, fermacel,...).

Il faut fuir les produits de finitions trop sophistiqués, effet béton cirée, effet chaux naturel, ou high tech que l'on trouve en grande surface. Éviter particulièrement :
- les peintures "dé polluantes" (voir un article sur la peinture Ecosphère >>>). Les termes "assainit votre air" ou "réduit la pollution", permettent de classer ces produits dans la rubrique "arnaque".
- les peintures ou revêtements à effet paillettes, métallisé, béton, brossé, velours, tadelakt,... sont toutes à bannir si vous souhaitez prendre soin de vos poumons et santé en général.
- Les résines décoratives diverses et variées sont souvent encore pire que les peintures...

A noter que tous ces produit sont très couteux et qu'ils peuvent être facilement remplacés par des peintures écologiques (Biofa, Keim, Auro, Natura, Biorox,...) à des couts souvent inférieurs.


Si vous souhaitez de enduits à la chaux ou terre, rien de plus facile. Il existe des produits prêt à l'emploi, (voir par exemple les produits, Saint Astier, Badistuc, Akterre, Argilus, la houillères de cruéjouls,...).

Attention au label comme A+++, qui ne sont là que pour rassurer et continuer à faire du commerce. Les normes de ces labels sont tellement souples que l’innocuité des produits n'est en rien garantie. Il est préférable de se fournir dans des enseignes spécialisés BIO ou d'appeler le fabricant pour connaitre la composition exacte du produit.

Le chaux-chanvre est également un matériaux formidable, aux multiples avantages (phonique, thermique, hygrométrique,...).,

Pour l’isolation, préférez la laine de bois, les bottes de paille, le liège, la laine de mouton,...

Comme pour l'alimentation, il faut choisir des matériaux simples et bruts. Ces produits sont souvent la garantie de la santé.

Pour encore améliorer votre qualité d'air intérieur, vous pouvez opter pour un purificateur d'air.

J'en ai installé un chez moi et je dois dire que c'est efficace.

J'ai choisi le Phillips à 500 euros (acheter d'occasion à 250). Quand on voit l'état des filtres en quelques jours, on peut imaginer ce qu'on épargne à nos poumons... Malgré tout, le purificateur ne remplace pas une bonne ventilation (vmc double flux), des matériaux sains et du bon sens. Il me parait par contre extrêmement utile dans les environnements pollués (centre ville, proximité de routes, industries,...).

 J'ai également remarqué que l'appareil s'emballe dès que nous faisons la cuisine, au gaz.

Pour conclure, il est aujourd'hui assez facile d’assainir considérablement la qualité de son air intérieur quand on est informé des dangers. La qualité de l'air intérieur vous permettra d'améliorer votre confort et votre santé, mais si vous fumez, je ne peux rien faire pour vous...



samedi 13 mai 2017

Le puits canadien, provencal ou surfacique

Profitez de l’énergie géosolaire et de l'inertie de la terre


Le puits canadien utilise l'énergie du soleil emmagasinée dans les couches superficielles du sol pour pré-chauffé la maison. Le puits provençal utilise l'inertie du sol pour rafraîchir en période estivale.
Ces puits sont très proches de conception. Ils sont réapparus au grand public depuis une dizaine d'année suite aux périodes régulières de canicule et aux surchauffes liées à la nouvelle réglementation thermique de 2012.

Dans le premier cas, le puits canadien a pour but d'apporter un air pré-chauffé par le sol, lui même chauffé par le soleil. Cet air, a une température de 5 à 15° à 2 mètres de profondeur (pour une température moyenne de 10° au sol sur l'année), pourra être insufflé dans la maison directement, via une vmc double flux ou par intermédiaire d'un réseau d'eau glycolée.

L'intérêt est bien sur de profiter d'un air plus chaud que l'air extérieur pour le renouvellement de l'air vicié et humide. Le puits canadien, comme son nom l'indique, est particulièrement intéressant dans les régions froides ou d'altitude.

On enterre le réseau, en polypropylène, à 1.5 à 2.5 mètres de profondeur. Les réseaux doivent être étanches. L'écartement entre les réseaux est de 1.5 mètres minimum et la longueur de 40 mètres minimum. Le diamètre des conduits est de 15 à 25 cm.

Le puits canadien, vu son coût et son rendement n'a d'intérêt que dans le climat froid (négatif pendant plusieurs mois en hiver).

Un puits canadien en Auvergne, pour une maison bioclimatique parfaitement isolée et étanche n'a pas beaucoup d'intérêt.

Les consommations de chauffage d'une maison bioclimatique étant de 150 à 350 euros par an, l'investissement ne sera jamais rentabilisé.

Dans le second, cas, le puits provençal ou surfacique, peut être plus intéressant, en Auvergne, ou en France en général. Cette installation va chercher de l'air frais, moins en profondeur, à environ 1 mètre. La distance entre les conduits sera de 60 cm pour un diamètre de 15 à 25 cm et une longueur total de 40 mètres. On compte 2 à 4 canalisation pour 100M² de surface habitable.

Le puits provençal permettra de rafraîchir en été. Les hiver en France étant de plus en plus chauds et les été caniculaires, ce système est particulièrement adapté pour éviter les surchauffes. Il sera relativement facile d'intégrer un puits provençal quand ont doit réaliser un chemin d'accès de plus de 40 mètres. Au cœur de l'été, ce type de puits permet de rafraîchir jusqu'à 5°, voir plus selon la profondeur et la qualité d'installation.

Pour conclure sur ces systèmes, très peu répandus en France, la pose est cruciale. En effet, de la qualité de la mise en œuvre découlera le bon fonctionnement de l'ensemble et malheureusement, très peu d'artisan sont formés à l’installation de puits provençal.

Une fois de plus, une bonne conception de maison de votre maison bioclimatique avec ou pas l'intégration de puits provençal sera garant de la réussite de votre projet.

VMC double flux ou simple flux avec la réglementation thermique 2012 ?

La RT2012, exige une perméabilité à l’air de 0,6 m3/h.m2...

Qu'est ce que cela représente ?
Un petit schémas permet de comprendre que c'est assez peu de fuites sur l'ensemble d'une maison.


Schémas représentatif du volume de fuite d'air autorisé

Pour comparer, la RT2005 recommandait une perméabilité de 1.3m3/h.m². En théorie, par ce qu'il n'y avait aucun contrôle donc, cela dépendait du sérieux des maîtres d’œuvres et de la formation des artisans.
Comme on le voit, la RT2012 est assez exigeante et les contrôles, obligatoires, permettent de garantir que toutes les maisons sont aujourd'hui presque étanches. On pourra considérer qu'elles sont étanches quand elles respecterons la norme Passiv Haus, encore plus exigeante.
Avec cette nouvelle norme thermique (la 5ème depuis 1974), on consommera donc beaucoup moins d'énergie pour le chauffage. Le test d'étanchéité permet de localiser les fuites d'air et quand c'est encore possible, de les corriger. Avec une maison bien conçue, on a peu de surprises, les fuites sont toujours aux mêmes endroits (voir schémas). Il suffit donc d'anticiper, à la conception et à la mise en œuvre.

Notre maison respecte la RT2012, au niveau étanchéité. Comment garantir la qualité de l'air intérieure ?

Ce qu'il faut savoir, c'est que la réglementation thermique ne propose des solutions que pour économiser de l'énergie. C'est évident, c'est sa raison d'être. Le problème est qu'en transformant les maisons en cubes hermétiques, on aggrave considérablement la qualité de l'air intérieur (moisissures, H2O,  CO2, formaldéhyde, benzène, COV, …).
L'ADEME lançait déjà une alerte en 2012. Selon elle, 60% des logements auraient une qualité d'air insuffisantes suite à l'adoption de la nouvelle réglementation thermique. On ne peut donc que s’inquiéter pour les maisons neuves actuelles.

Pour toutes ces raisons, Bâti Concept écologique préconise l'installation de système de ventilation double flux. D'après nos études, la documentation et entre autre l'association négawatt, seule une ventilation double flux permet d'assurer la qualité de l'air intérieur, dans nos maisons. La vmc simple flux ou l'hygro B sont insuffisantes. L'hygro B qui est largement favorisée par la RT2012, fonctionne grâce au taux d'humidité intérieur. Elle évacue l'air quand celui-ci est trop humide. Elle ne permet en rien de garantir l'évacuation des polluants, gaz, air vicié de toutes sortes. On estime qu'avec une vmc simple flux, la qualité de l'air sera 25% plus polluée en RT2012 que en RT2005 !

Seule une raison peut justifier d'installer une simple flux dans une maison étanche , c'est le cout d'une double flux de qualité, entre 5 à 8 mille euros, fournis posée. Ce budget ne sera probablement jamais récupéré avec les économies de chauffage que permet la double flux.

Concernant la rénovation, l'installation d'une vmc double flux se justifie seulement si l'étancheité atteinte après les travaux est suffisante. J'entends par suffisant, au même niveau que pour le neuf. Cette performance ne peut, en général, être atteinte que si l'on rénove de façon globale. C'est malheureusement rarement le cas. On pourra donc se suffire d'une vmc simple flux hygro B pour une rénovation partielle avec une étanchéité moyenne.

Pour aller plus loin, à voir absolument de documentaire sur les allergies et donc la qualité de l'air intérieur : Tous allergiques ?Tous allergiques

samedi 1 avril 2017

Bau-biologie, la construction du bon sens

L'origine de l'éco-construction ?


La Bau-biologie a été inventé en Allemagne en 1969, par des universitaires, en Bavière, précisément à NeubeuernAnton Schneider est considéré comme le fondateur de cette école de pensée.

La Bau-biologie a pour objectif de théoriser et réaliser des habitats sains, économes en énergie et confortables. C'est une étude de l'interconnexion entre l'homme, la maison et son environnement par l'analyse de la psychologie, la physiologie, la technique et les pollutions diverses.
On peut donc considérer que cette approche de la construction est à l'origine de l'engouement actuel pour l'éco-construction 40 ans plus tard...


 De très nombreuses pathologies liés au logement peuvent être éviter avec l'approche Bau-biologique.

Les 25 règles de base de la baubiologie

 

Matériaux de construction et isolation acoustique

1. Matériaux de construction naturels et authentiques
2.Odeurs neutres ou agréables sans émission de toxines
3. Utilisation de matériaux de construction à faible radioactivité
4. Protection contre le bruit et les vibrations en fonction de la perception humaine

Climat intérieur

5. Régulation naturelle de l'humidité ambiante par l'utilisation de matériaux compensant l'humidité
6. Système de construction neuve peu humide et rapidité de séchage
7. Équilibre entre l'isolation thermique et d'accumulation de chaleur
8. Températures de surface et d'air ambiant optimisées
9. Bonne qualité de l'air par un renouvellement naturel de l'air
10. Chauffage par chaleur rayonnante
11. Peu d'altération du milieu de rayonnement naturel
12. Absence de propagation de champs électromagnétiques et d'ondes radioélectriques
13.Réduction maximale de moisissures, bactéries, poussière et allergènes

Environnement, énergie et eau

14. Minimisation de la consommation d’énergie avec une large utilisation de sources d’énergie renouvelable
15. Matériaux de construction de préférence issus de la région et évitant l’exploitation inconsidérée de matières premières rares et dangereuses
16 Aucune conséquence négative sur l’environnement
17. Eau potable de la meilleure qualité possible

Décoration intérieure

18. Considération de dimensions, proportions et formes harmoniques
19. Conditions naturels de lumière, d’éclairage et de couleurs
20. Application des connaissances physiologiques et ergonomiques pour la décoration et l’aménagement intérieur


 Site de construction
21. Site de construction sans aucune perturbation naturelle ni artificielle
22. Bâtiments d’habitation à l’écart de sources d’émissions nocives et bruyantes
23. Construction décentralisée et à faible densité dans une agglomération alternée par des espaces verts
24. Habitat et colonie individuels, naturels, humains et adaptés aux familles
25. Construire sans dommages sociaux consécutifs


L'institut Français de Bau-biologie, situé à Strasbourg, délivre des formations. Des dossiers PDF sont téléchargeable sur leur site Internet >>>















dimanche 26 mars 2017

Plomberie : Cuivre, PER ou multicouche

Quel type de réseau pour votre plomberie ?


Malgré les nombreux articles sur le sujet, la question reste ouverte. Quel matériaux faut-il privilégier pour votre réseaux d'eau, dans votre habitation ?

On ne peut pas répondre à cette question, sans au préalable élargir le sujet.

Est-ce que cet eau est destinée à la boisson ? 

Il faut savoir que la qualité de l'eau que l'on boit est en partie lié au réseau. Cet eau est consommable puisque vendu comme tel mais, pas forcément bonne pour la santé. Il est possible de récupérer son eau de pluie pour améliorer la traçabilité et souvent la qualité de cet eau >>>

Si l'on ne peut pas agir en amont de l'habitation et récupérer son eau de pluie,  il est possible de corriger, en partie, la qualité de cet eau dans la maison.
Pour cela, il nous faut un réseau d'eau qui permettra d'assainir ou du moins de ne pas polluer plus.

Le cuivre est sur ce point tout à fait indiqué. Nous avons oublié à quel point ce métal est formidable. Il possède des propriétés surprenantes comme d'être un anti-fongique et anti-microbiens !
Les dernières études (voir source >>>) démontre son efficacité pour lutter contre les contaminations de Pseudomonas Aeruginosa, E. Coli. ou encore la prolifération des légionelles.

Le PER et Multi-couche auront plutôt tendance à ajouter des mico-particules de polyéthylène dans vos boissons...des indices et preuve de biodégradabilité ont été récemment publiés (2014), au moins par deux souches de bactéries.


L'installateur sera-t-il un professionnel ?


Il est clair que l'on ne s'improvise pas soudeur sur cuivre. C'est d'ailleurs la principal raison du succès du PER chez les particuliers et du Multi-couche chez certains professionnelles qui manque de formations.

Le PER, quant à lui, est facile à mettre en œuvre.

Un autre argument souvent mis en avant est son prix. Pour ma part et en tant que maître d’œuvre, j'ai pu constaté qu'il n'y pas de différence significative avec le cuivre, quand il est installé par un professionnel.
Par contre, il est évident que le PER est adapté à la pose pour les particuliers, comme un certain nombre de matériaux modernes. La stratégie de fabricant est toujours la même, proposer des matériaux peu couteux et facile à mettre en œuvre pour s'assurer un maximum de vente.

Le bilan environnemental

Le cuivre est un métal très durable et recyclable à l'infini. Il n’émet aucun COV et il est totalement inerte d'un point de vu sanitaire. Il est ininflammable et incombustible.
Ce n'est pas du tout le cas du PER qui dégage des substances hautement toxique en cas d'incendie et qui comme décris plus haut, se décompose au contact de certaines bactéries. Le PER est couteux en énergie grise, difficilement recyclable et sensible au UV et à la chaleur.

Conclusion

Pour ma part, il n'y pas photo, le cuivre est de loin supérieur au PER ou composite, à tout point de vue, y compris en terme de prix. Son surcout éventuelle est largement compensé par ses atouts.










jeudi 23 février 2017

Le toit terrasse en Auvergne

La toiture terrasse est-elle une approche moderne de l'architecture ... ?

Le toit terrasse existe depuis la nuit des temps, dans les pays du sud ou la pluie est rare, c'est à dire à proximité des déserts. Partout ou la pluie est relativement fréquente et intense, on trouve au contraire, des toits pentus avec différents types de couvertures selon les pentes et les matériaux locaux.

Le toit terrasse a été introduit comme élément d'architecture, comme concept même, par l'architecte Le Corbusier.
Il a repris et modernisé la toiture plate traditionnelle avec ses unités d'habitations fin des années 40. L'idée d'origine de Jeanneret était très avant-gardiste. On pourrait même affirmer qu'il était un architecte écologiste avant l'heure. Il souhaitait récupérer les espaces au sol, pris par la construction en mettant les toitures à disposition des habitants pour les loisirs, la végétation, le jardinage, le sport,...Comme pour l'ensemble de l’œuvre du Corbusier, les architectes et depuis peu les constructeurs n'ont retenu que la forme et rien du fond. Avec le temps, les toits terrasse sont même devenu un symbole de modernité et rien de plus, alors qu'ils ont toujours existé et ont été seulement mis en avant en occident dans les années 40 (Frank Lloyd Wright, Walter Gropius, Lucio Costa...).

La plupart des toits terrasse en Auvergne sont conçus et mis en œuvre pour être non accessible. Ces toitures ont donc un but uniquement esthétique. Elles sont constitués des membranes d'étanchéité qui sont soudées par dessus une isolation en général en polystyrène extrudé ou des panneaux isolants en mousse de polyuréthane. Les membranes sont en polyoléfines, bitume élastomère, polyvinyle de chlorure ou polyisobutène . Sur le point des matériaux, comme on le voit, ils sont issus de la pétrochimie, donc moderne mais, absolument pas écologique, très mauvais en énergie grise et toxique par inhalation.

Le toit terrasse est-il durable en Auvergne ?

 Les très fortes amplitudes thermiques qui ont lieu fréquemment en Auvergne, comme dans toutes les zones géographique continentale de montagne mettent les membranes à rudes épreuves. Même parfaitement posées, ces membranes se dilatent quant il fait chaud et se contractent quand il fait froid. L’Auvergne étant également un territoire ou la pluie est présente et surtout la neige, l'eau s'infiltre dans les micro-fissures des membranes et gèle à l'intérieur. Concrètement un toit terrasse en Auvergne et surtout en zone montagneuse, n'aura une durée de vie que de 15 à 20 ans maximum quant il est laissé nu.

Le toit terrasse sera beaucoup plus durable si il est recouvert d'une protection lourde et meuble.

Rappelons la durée de vie des autres types de toitures :
- Tuile de terre cuite = de 30 à 70 ans (selon la qualité de la tuile)
- Tuile béton = de 30 à 50 ans
- Ardoises = >100 ans
 - Plaques de fibres-ciment = 40 ans
 - Cuivre = >50 ans
 - Zinc = >50 ans
 - Acier galvanisé = 40 ans
 - Aluminium = 40 ans
- Bardeaux bois mélèze, douglas ou châtaigner = >100 ans
- Chaume (blé, seigle, roseau,...) = 40 ans (entretien tous les 15 ans)

Végétalisé son toit terrasse. Pourquoi ?

Il existe de nombreux types de toitures terrasses que l'on peut décomposer en 3 :
- La toiture terrasse classique est constituée d’une dalle en béton et d’un isolant de 10 cm.
- Les toitures jardins traditionnelles sont recouvertes par une couche de terre de 20 à 50 cm.  
- Les toitures végétalisées sont quant à elles recouvertes d’un substrat de faible épaisseur de l’ordre de 5 à 10 cm.

La toiture terrasse étant isolée en général avec du polyuréthane, elle provoquera des surchauffes si elle n'est pas végétalisée.

La toiture végétalisées est une tentative de compromis entre la toiture terrasse et la toiture jardin.

Un toit terrasse non végétalisé n'a aucune inertie. Il réagit donc directement aux températures extérieures. En principe, son rôle d'isolation de dépasse pas 24h, voir 6h en été. Une toiture végétalisée sera plus efficace sur le confort d'été. Elle résistera à la chaleur pendant 12 à 24h (en fonction de l'épaisseur des substrat et de la chaleur). La toiture jardin traditionnelle sera efficace toute l'année, pendant de nombreux jours. De plus, cette dernière protégera véritablement les membranes d’étanchéité. 
On peut donc considérer que la toiture jardin traditionnelle est la seule écologique et durable. C'est aussi, évidemment la plus couteuse et a plus délicate à réaliser. Elle permet une excellente isolation été comme hiver avec une inertie importante. Le fait qu'elle soit végétalisée (fleur, arbuste, gazon,...) et pas seulement parsemés de plantes grasses, permet d'améliorer encore le confort d'été de plusieurs degrés dans la maison. L’arrosage des plantes rafraichit le sol et l'habitat. En hiver, l’accumulation de la chaleur dans la terre permet de moins chauffer et de protéger les plantations des grands froids.

Bon à savoir : Selon notre assureur, la première cause de sinistre dans le bâtiment neuf en Auvergne, est liée à la mise en œuvre de toiture terrasse. Ça laisse rêveur...mais, on peut toujours se dire que notre artisan sera meilleur que la moyenne. Personnellement, je ne prendrai pas le risque.