jeudi 23 février 2017

Le toit terrasse en Auvergne

La toiture terrasse est-elle une approche moderne de l'architecture ... ?

Le toit terrasse existe depuis la nuit des temps, dans les pays du sud ou la pluie est rare, c'est à dire à proximité des déserts. Partout ou la pluie est relativement fréquente et intense, on trouve au contraire, des toits pentus avec différents types de couvertures selon les pentes et les matériaux locaux.

Le toit terrasse a été introduit comme élément d'architecture, comme concept même, par l'architecte Le Corbusier.
Il a repris et modernisé la toiture plate traditionnelle avec ses unités d'habitations fin des années 40. L'idée d'origine de Jeanneret était très avant-gardiste. On pourrait même affirmer qu'il était un architecte écologiste avant l'heure. Il souhaitait récupérer les espaces au sol, pris par la construction en mettant les toitures à disposition des habitants pour les loisirs, la végétation, le jardinage, le sport,...Comme pour l'ensemble de l’œuvre du Corbusier, les architectes et depuis peu les constructeurs n'ont retenu que la forme et rien du fond. Avec le temps, les toits terrasse sont même devenu un symbole de modernité et rien de plus, alors qu'ils ont toujours existé et ont été seulement mis en avant en occident dans les années 40 (Frank Lloyd Wright, Walter Gropius, Lucio Costa...).

La plupart des toits terrasse en Auvergne sont conçus et mis en œuvre pour être non accessible. Ces toitures ont donc un but uniquement esthétique. Elles sont constitués des membranes d'étanchéité qui sont soudées par dessus une isolation en général en polystyrène extrudé ou des panneaux isolants en mousse de polyuréthane. Les membranes sont en polyoléfines, bitume élastomère, polyvinyle de chlorure ou polyisobutène . Sur le point des matériaux, comme on le voit, ils sont issus de la pétrochimie, donc moderne mais, absolument pas écologique, très mauvais en énergie grise et toxique par inhalation.

Le toit terrasse est-il durable en Auvergne ?

 Les très fortes amplitudes thermiques qui ont lieu fréquemment en Auvergne, comme dans toutes les zones géographique continentale de montagne mettent les membranes à rudes épreuves. Même parfaitement posées, ces membranes se dilatent quant il fait chaud et se contractent quand il fait froid. L’Auvergne étant également un territoire ou la pluie est présente et surtout la neige, l'eau s'infiltre dans les micro-fissures des membranes et gèle à l'intérieur. Concrètement un toit terrasse en Auvergne et surtout en zone montagneuse, n'aura une durée de vie que de 15 à 20 ans maximum quant il est laissé nu.

Le toit terrasse sera beaucoup plus durable si il est recouvert d'une protection lourde et meuble.

Rappelons la durée de vie des autres types de toitures :
- Tuile de terre cuite = de 30 à 70 ans (selon la qualité de la tuile)
- Tuile béton = de 30 à 50 ans
- Ardoises = >100 ans
 - Plaques de fibres-ciment = 40 ans
 - Cuivre = >50 ans
 - Zinc = >50 ans
 - Acier galvanisé = 40 ans
 - Aluminium = 40 ans
- Bardeaux bois mélèze, douglas ou châtaigner = >100 ans
- Chaume (blé, seigle, roseau,...) = 40 ans (entretien tous les 15 ans)

Végétalisé son toit terrasse. Pourquoi ?

Il existe de nombreux types de toitures terrasses que l'on peut décomposer en 3 :
- La toiture terrasse classique est constituée d’une dalle en béton et d’un isolant de 10 cm.
- Les toitures jardins traditionnelles sont recouvertes par une couche de terre de 20 à 50 cm.  
- Les toitures végétalisées sont quant à elles recouvertes d’un substrat de faible épaisseur de l’ordre de 5 à 10 cm.

La toiture terrasse étant isolée en général avec du polyuréthane, elle provoquera des surchauffes si elle n'est pas végétalisée.

La toiture végétalisées est une tentative de compromis entre la toiture terrasse et la toiture jardin.

Un toit terrasse non végétalisé n'a aucune inertie. Il réagit donc directement aux températures extérieures. En principe, son rôle d'isolation de dépasse pas 24h, voir 6h en été. Une toiture végétalisée sera plus efficace sur le confort d'été. Elle résistera à la chaleur pendant 12 à 24h (en fonction de l'épaisseur des substrat et de la chaleur). La toiture jardin traditionnelle sera efficace toute l'année, pendant de nombreux jours. De plus, cette dernière protégera véritablement les membranes d’étanchéité. 
On peut donc considérer que la toiture jardin traditionnelle est la seule écologique et durable. C'est aussi, évidemment la plus couteuse et a plus délicate à réaliser. Elle permet une excellente isolation été comme hiver avec une inertie importante. Le fait qu'elle soit végétalisée (fleur, arbuste, gazon,...) et pas seulement parsemés de plantes grasses, permet d'améliorer encore le confort d'été de plusieurs degrés dans la maison. L’arrosage des plantes rafraichit le sol et l'habitat. En hiver, l’accumulation de la chaleur dans la terre permet de moins chauffer et de protéger les plantations des grands froids.

Bon à savoir : Selon notre assureur, la première cause de sinistre dans le bâtiment neuf en Auvergne, est liée à la mise en œuvre de toiture terrasse. Ça laisse rêveur...mais, on peut toujours se dire que notre artisan sera meilleur que la moyenne. Personnellement, je ne prendrai pas le risque.







dimanche 29 janvier 2017

Acheter de l'ancien ou faire construire une maison écologique ?


Rénover une maison existante ou construire du neuf ?

Qu'est-ce qui est le plus écologique et le plus rentable ? Rénover sa maison avec des matériaux sains et performants ou faire construire une maison neuve ?

Les avantages de la rénovation écologiques

 

La rénovation peut paraître plus écologique que la construction neuve parce le gros œuvre est déjà existant. On fera donc l'économie du terrassement et des réseaux, de la maçonnerie, la charpente, la couverture, la zinguerie, les menuiseries,... On économise donc en énergie grise et en théorie, en cout. En pratique, pour être performant dans l'ancien, il ne faudra pas essayer de faire du neuf

Rénover, c'est aussi participer à réhabiliter le patrimoine historique, respecter l'architecture vernaculaire, s'adapter à une construction remaniée quelquefois pendant des siècles. Une rénovation réussie aura un charme incomparable et pourra apporter un confort presque équivalent au neuf, pour un cout raisonnable.

Les inconvénients de la rénovation écologiques

 

La rénovation d'un bâtiment ancien sera en général plus complexe que de faire construire.

Mais, tout dépend du type de bâtiment. Il y a d'énormes différences entre une maison d'avant 1900, de 1930 ou 1980. L'approche des travaux devra être adapter selon ta typologie du bâti. L'isolation avec une laine intérieure ne fonctionne, par exemple, que pour les bâtiments, après les années 60, en béton mais assez mal pour les bâtiments en pierre ou pisé

Dans la rénovation, certains ponts thermiques sont difficiles à corriger.
Un classique, les balcons bétons très répandus dans les années 70/80. Il ne permettent pas d'assurer une isolation par l'extérieure continue.
Idem pour les fondations bétons qui ne peuvent plus être isolée, les sols carrelées collés sur dalle brut,...

L’étanchéité à l'air est également plus difficile à corriger ou créer dans l'ancien. Le chauffage est donc, également plus délicat à gérer, surtout si l'on souhaite le décentraliser avec un poêle  à bois.

Mais, tout cela est possible, si la rénovation est bien pensée en amont.

C'est une évidence, une des clés, dans l'ancien, c'est l'achat. Une maison ancienne se choisit avec précaution. Il vaut mieux prendre son temps et être bien conseillé. Comme pour le neuf, le plus important sera l'orientation, au Sud. Viendront ensuite l'implantation, au plus proche des commerces, écoles, travail, transports,... La situation d'une maison est primordiale, surtout dans une démarche écologique. La rénovation d'un appartement en ville sera toujours plus raisonnable en terme d'énergie qu'un pavillon à 30 km de son travail.

Les solutions techniques pour une isolation réussie en rénovation


 

Les avantages de la construction neuve

 

La Rt 2012, malgré ses nombreuses faiblesses, a révolutionné la construction neuve en France. Construire aujourd'hui est plus rassurant puisque l'on peut s'appuyer sur une performance thermique minimum, ce qui n'est pas le cas dans l'ancien (avant 2013). 
Il faut toutefois avoir conscience que toutes les maisons RT 2012 ne se valent pas. Le chauffage pourra par exemple varier, pour 100M², de 850 à 200 euros par an ! Nous trouvons les mêmes rapports pour l’étanchéité à l'air, le confort d'été, la luminosité, la qualité de l'air, la durabilité des matériaux,...
Le neuf, de part les garanties qu'il offre, décennales, dommage ouvrage, RT 2012, ..., permet d'envisager une acquisition sans surprise. Mais, même si il est vrai qu'une construction neuve offre plus de garanties financière, thermique, structurel, qu'une maison ancienne, il peut y avoir de mauvaises surprises. La clé pour une construction réussie est le choix du maître d’œuvre.
En terme d'écologie, la construction neuve sera en principe plus énergivore que la rénovation. Mais, en fonction de sa performance énergétique et des matériaux employés, l'équilibre écologique pourra s'inverser au bout de quelques dizaine d'années (quand même).
 Une maison neuve avec un système constructif industriel bas de gamme, tel que parpaing béton, isolation intérieur issus de la pétro-chimie, menuiseries en pvc, placoplatre, peinture acrylique,...ne permettra jamais une approche plus écologique qu'une rénovation effectuée consciencieusement, en respectant les matériaux d'origines.

Quel budget pour une construction neuve bioclimatique et une rénovation écologique ?

 

La question que tout le monde se pose un jour, et qui fait souvent débat, "qu'est ce qui est le plus économique, construire ou rénover ?" 
Je vais vous décevoir mais, il n'existe pas de réponse clair à cette question. Il existe beaucoup trop de paramètres pour avoir un avis tranché. 

A savoir, dans le neuf, tout dépend du prix du terrain, du choix du constructeur, de la qualité globale de la maison, de la qualité de la mise en œuvre, des matériaux choisis

Dans l'ancien, c'est encore beaucoup plus difficile à évaluer. Il faudra prendre en compte l'ancienneté du bâti, son état général, le cout des travaux, le potentiel après rénovation,...

La principale difficulté est de chiffrer des travaux de rénovation et d'imaginer un projet cohérent. Je suis convaincu que seul un maitre d’œuvre permet d'acheter en conscience.

La surface habitable


Un des paramètres rarement pris en compte dans le choix entre rénovation et neuf est la surface. C'est pourtant essentiel.
Faire construire une petite maison (en dessous de 100M²), de qualité et écologique, coute relativement cher au M². Pour de petites surface, il me paraît beaucoup plus pertinent de rénover.
A l'inverse, rénover de grands volumes est souvent plus couteux que de construire
Attention, ce conseil n'est pas valable dans tous les cas de figure (voir plus haut) mais, c'est très souvent le cas. 
 

Pour conclure, votre choix entre construire ou rénover dépendra avant tout de votre capacité à vous projeter dans l'un ou l'autre, accompagné par un professionnel

Contrairement à l'idée souvent répandue, rénover n'est pas forcément plus couteux que construire. Il faut simplement chiffrer les projets, suffisamment tôt, pour faire un choix éclairé et ne pas souhaiter faire du neuf avec de l'ancien.
 


samedi 24 décembre 2016

Les capteurs à air ou chauffage solaire direct

Se chauffer directement avec le soleil avec un panneau chauffe air solaire

Le capteur solaire est un dispositif assez simple. L'air est chauffé dans un caisson vitré. Il est ensuite dirigé vers la pièce que l'on souhaite chauffer, à partir d'un ventilateur ou un thermosiphon. Le fonctionnement est assez similaire à une serre mais, son avantage est qu'il peut chauffer des pièces déportées des façades Sud. De plus, le capteur solaire prend peu de place, sur un toit ou un mur.
Fabriquer un capteur solaire


La performance d'un capteur à air


Les performances sont liés à :
- l'orientation et l'inclinaison (plein Sud)
- l'isolation du caisson (type de vitrage et type d'isolant)
- du pouvoir d’absorption de la surface réceptionnant les rayons solaires
- de l'adéquation entre la vitesse de l'air dans le capteur avec la température d'utilisation souhaitée

Le chauffage solaire est le système le plus efficace pour produire de la chaleur par rapport à une surface donnée. Par exemple, on peut produire jusqu'à 5000 kWh de chaleur par an pour 20M² de panneaux solaires. Pour produire la même énergie avec un chauffage au bois, il faudrait 2000 M² de forêt gérer durablement pendant 20 ans...

Source espace Info énergie 63

Le critère géographique


Le chauffage solaire fonctionne dans toute la France. Il est même plus pertinent de l'installer dans le Nord de la France ou la période de chauffage est la plus longue. En automne et au printemps, le soleil étant présent plus longuement dans la journée, il chauffera d'autant plus et permettra d'être presque autonome en chauffage.
Toujours selon l'Ademe, on produira plus de chaleur avec une même installation à Strasbourg que à Marseille.


Autonomie en chauffage


Les panneaux ou capteurs solaires permettent une autonomie relative en chauffage, si votre maison est parfaitement isolée et étanche
En théorie, le soleil permet une autonomie de 70 à 80 %. Pour le reste, pendant un période très froide, sans soleil, un petit chauffage d'appoint, comme un poêle à bois, doit suffire à vous rendre autonome.


Capteur plan en autoconstruction © Anonyme, Creative Commons

Rentabilité


Les capteurs solaires sont très peu répandus en France et leurs coûts à l'achat et à la pose sont importants. Il faudra compter environ 1000 euros du M² installé. Ils sont donc difficilement rentables si vous ne les fabriquez pas vous-même. Mais, c'est très simple à fabriquer ! 

Vous trouverez une multitude de site qui vous indiquerons la marche à suivre, en voici quelques uns :


dimanche 30 octobre 2016

Prix et tarifs des maisons neuves

Quels sont les vrais chiffres pour construire sa maison



Le CGDD, commissariat général du développement durable est l'organisme étatique le plus fiable en ce qui concerne le prix de construction de maisons individuelles. Chaque année, cet organisme établi un rapport sur les prix pratiqués en France. En 2015, le prix moyen en France serait donc de 1 377 €/M² de surface de plancher pour une maison clé en main. Ce prix varie fortement en fonction de nombreux critères.

Le critère de finition

Il est évident que selon le type de finitions, "clé en main", "prêt à décorer", "hors d'eau et hors d'air", le prix peut fortement varier. Le prestataire que vous choisirez pourra vous fournir différents tarifs selon le degrés et la qualité de finitions.
Vous pouvez espérer une moins valu de 20 à 30% pour une maison "hors d'eau et hors d'air" par rapport à une maison "clé en main".
Dans le cas d'une maison hors d'eau et hors d'air, il faudra s'armer de patience et de savoir faire pour réaliser le second-oeuvre et la finition.

Le prix moyen pour une maison "hors d'eau et hors d'air" est de 1 114 €/M².



Le critère géographique

Certaines régions affichent des prix beaucoup plus élevés que d'autres pour la construction (et pas seulement pour le prix d'achat du terrain).

Par exemple, l’Alsace affiche un prix moyen de construction de 1 446 €/M². Cela s'explique par le climat continental, qui impose une isolation renforcée mais surtout, par la proximité de l’Allemagne. En effet, ce pays est en avance sur le nôtre pour la qualité de ces constructions et l'Alsace est donc tirée par le haut par son voisin. 

En Rhône-Alpes-Auvergne, le prix moyen de construction est de 1 417 €/M². Ce prix s’explique par le besoin d'adaptation aux terrains en pente, l'altitude, le climat et les normes antisismiques. 

Pour la région PACA, les terrains étant rares et chers, ils tirent le prix de la construction vers le haut. Nous sommes souvent sur des maisons assez haut de gamme. 

A l'inverse, la région Centre Val de Loire à 1 171 €/M² concerne surtout les primo-accédant et les constructions plus modestes.


Architecte, constructeur et maître d'oeuvre

Les constructeurs, qui sont les seuls habilités à vous proposer un contrat de CMI, proposent des maisons dites "industrielles" pour rentabiliser leurs investissements, leurs approches commerciales et les coûts importants liés aux assurances et garanties. C'est chez les constructeurs que le tarif de maison est le moins cher. Ils peuvent acheter les matériaux en gros, faire travailler des ouvriers peu qualifiés, les plans et architectures sont standardisés à l’extrême pour faire baisser les coûts. Donc si vous chercher un prix, il faut aller voir un constructeur.
Sachez qu'il y a en général peu de différences entre eux, même quand ils affirment qu'ils font du "haut de gamme".

Le prix moyen pour une maison chez un constructeur est de 1 327 €/M² et ils représentent l'écrasante majorité des constructions en France.

Vous pouvez ensuite vous adresser à un architecte ou maître d'oeuvre. Le prix moyen pour eux se situe à 
1 658 €/M² soit, beaucoup plus cher que chez le constructeur et c'est aussi pour cela qu'ils réalisent peu de maisons individuelles.
Pour ce prix, la qualité doit être au rendez-vous !
Les matériaux et artisans sont sélectionnés avec soin. Les maisons sont souvent beaucoup plus performantes et confortables. 

On peut enfin faire appel directement à des artisans, faire ses plans soi-même, déposer le permis, suivre le chantier,... Et dans ce cas de figure, je vous souhaite bon courage ! Les maisons d'aujourd'hui, depuis la RT2012, ne sont pas comparables avec celles réalisées, il y a quelques années. Pour répondre aux normes, il faut avoir de solides connaissances techniques et thermiques. Le suivi de chantier, même avec de bon artisans de confiances, c'est un métier qui ne s’improvise pas. Je n'ai personnellement jamais rencontrer un auto-constructeur pour qui cela s'est bien passé, avec des prix et un délai maîtrisé... 



Critère technique

Le coût d'un chauffage central, de radiateur électriques ou d'un poêle auront peu d'importance sur le coût globale de la maison. Par contre, l'isolation, le type d'isolant, le type de matériaux écologique ou pas, la ventilation, le type de charpente, la récupération de l'eau de pluie, les panneaux photovoltaïque... sont des éléments qui peuvent faire fortement varier les prix.
Une maison en parpaing de béton, monomur ou ossature bois sera également très différente en terme de prix mais également de confort et de durabilité.


Coût d'une maison bioclimatique, écologique, passive, autonome,...


Les maisons bioclimatiques sont en générales plus coûteuses qu'une maison classique, type pavillon de constructeur. Elles sont aussi plus économes en énergie et plus confortables. Il faut compter sur 1600 à 1700 €/M².
La maison écologique ou maison saine et respectueuse de l'environnement, n'est pas forcément plus cher à qualité équivalente.
La maison passive, classiquement en ossature bois, est en moyenne de 2000 €/M² avec labellisation.
Un maison autonome peut être une maison bioclimatique, passive ou un pavillon auquel on ajoute des équipements pour devenir autonome. Elle sera donc forcément plus cher à l'achat mais, rentable sur du long terme.


Pour conclure, il faut noter qu'une maison de constructeur est un produit, formaté, souvent sans âme mais, terriblement compétitif à l'achat parce que souvent d'une qualité moyenne à médiocre. Ce sont des produits de consommation, industriels et qui répondent au fantasme que tout le monde peut devenir propriétaire. Il faut rappeler qu'un constructeur à une marge de 20 à 30% alors qu'un architecte ou maître d'oeuvre se situera autour de 10%.
Comparer un constructeur avec un maître d'oeuvre c'est comme comparer un grand industriel à un petit producteur, ce n'est simplement pas le même métier.